Le Dibbouk : Esprit désincarné malfaisant prenant possession du corps d'un vivant !



?Le dybbuk ?

Demon 177816 1920

 

La croyance du Dibbouk est présente dans tous les courants du judaisme et depuis longtemps.

Il est probable qu'anciennement le Dibbouk était un esprit ou un démon indéterminés comme dans toute les religions. C'est un esprit malfaisant tourmentant les vivants, et prenant possession de leur corps. Il s'attache au corps de sa victime comme une sangsue et le hante, la victime adopte alors un comportement vicieux ,corrompu et irrationnel. Le Dibbouk est un esprit ayant réussi à s'échapper du purgatoire ou il aurait du être jugées par Dieu.

Ils sont donc condamnés à errer dans le monde des vivants. Ce sont également les esprits qui n'ont pas terminé une tâche importante aux cours de le existence et pour se libéré de son  emprise , la victime devra accomplir cette tâche inachevées. (pardon etc..) Cependant, il arrive qu'il soit profondément et que sa colère et sa haine ne puissent être calmées. Son objectif sera de tuer à terme sa victime. L'exorcisme sera alors le seul moyen pour extirper le Dibbouk du corps de sa victime.


=>> Noms alternatifs : de nombreuses orthographes alternatives existent : dibouk, dibbuk, dibbouk...

=>> Localisation : la croyance au dybbuk est commune à tous les Juifs. Elle est très vivace dans les communautés juives hassidiques, originaires d'Ukraine et de Biélorussie mais répandues à travers le monde entier de nos jours.

? Dans le folkore juif, le dybbuk (?????, dérivé d'un terme signifiant "le lien", "l'attachement") est un esprit malfaisant tourmentant les vivants, voire prenant possession de leur corps.

? Les dybbuk passent pour être des esprits ayant réussi à s'échapper de la Sheol (???), le purgatoire dans lequel toutes les âmes, justes et mauvaises, aboutissent avant d'y être jugées par Dieu.
Les dybbuk peuvent également être les fantômes des personnes décédées et dont l'âme s'est vu refusée l'accession à ce purgatoire en raison d'un péché commis (suicide, meurtre) ou parce qu'ils n'ont pas terminé une tâche importante au cours de leur existence terrestre ; ils sont donc condamnés à errer dans le monde des vivants.

? D'autres traditions juives voient davantage les dybbuk comme des démons ou des génies, plutôt que comme les âmes d'anciens humains décédés.

? Le dybbuk s'attache donc au corps d'un être humain et le tourmente, allant même jusqu'à le posséder occasionnellement. Il lui fait adopter un comportement vicieux, corrompu et irrationnel.

? Il est possible de se libérer de l'emprise du dybbuk en l'aidant à accomplir les tâches qu'il a laissé inachevées dans le monde des vivants. Le dybbuk peut parfois prendre entièrement possession du corps de son hôte et réaliser lui-même ce qu'il a à faire ; une fois cette opération terminée, il quitte le corps de son hôte.

? Cependant, il arrive que le dybbuk soit fondamentalement mauvais et que sa colère et sa soif de mal ne puissent pas être calmées : son seul objectif est de tuer à terme l'hôte auquel il s'est fixé.
Dans ce cas, un rabbin devra procéder à un exorcisme pour extirper le dybbuk du corps de sa victime... mais cette opération est risquée et l'être humain peut ne pas y survivre.

? Une variante du mythe : l'ibbur ?

? La tradition juive décrit également une forme positive de possession : c'est l'ibbur (?????, littéralement, « grossesse » ou « incubation »).
? L'ibbur est une âme sage et vertueuse qui se fixe au corps d'une personne. Cette possession est temporaire et elle se fait le plus souvent à l'insu de l'hôte, mais il arrive parfois que l'ibbur demande la permission à ce dernier pour se fixer à lui.

? A l'instar du dybbuk, l'ibbur doit s'incarner dans un être humain pour pouvoir réaliser une tâche importante et inachevée : le plus souvent, il s'agit d'une promesse, d'une cérémonie religieuse ou d'un devoir ayant trait à la religion.
Cependant à la différence du dybbuk, la possession par un ibbur a toujours des conséquences bénéfiques pour l'hôte, qui profite indirectement de l'action réalisée par l'esprit : il en ressort purifié ou imprégné des vertus de l'ibbur.

=>>Origine du concept<<=

Le mystique juif Isaac Luria (1534 - 1572) a longuement décrit les règles de la transmigration des âmes (????? ??????, gilgul neshamot) : les esprits humains évoluant dans un cycle complexe de réincarnations destinées à leur faire atteindre la perfection. Ses disciples poursuivirent son travail, en rédigeant notamment l'ouvrage kabbalistique Les portes de la réincarnation (Sha'ar ha Gilgulim, ??? ????????). Ils inscrivirent la légende du dybbuk dans le cadre de ces théories : le dybbuk est vu comme un des états possibles en lesquels une âme humaine peut se transformer.

Ce détail historique explique que le dybbuk soit particulièrement présent dans le folklore des juifs hassidiques (un mouvement du judaïsme apparu au XVIIème siècle, jadis très présent en Europe de l'Est mais aujourd'hui répandu à travers le monde suite aux exodes du XXème siècle). Les juifs hassidiques prêtent en effet une très grande importance aux croyances mystiques et kabbalistiques, là où les autres communautés juives préfèrent se fier avant tout aux textes sacrés.

Cependant, la croyance au dybbuk est présente dans tous les courants du judaïsme, et vraisemblablement de longue date : il est probable qu'anciennement, le dybbuk était un fantôme ou un démon indéterminé comme toutes les religions du monde en possèdent.

Source paranormal-encyclopédie