Mythologie Egyptienne

Pyramide 1

La mythologie égyptienne est l'ensemble des dieux vénérés par les égyptiens de l'antiquité. Elle compte 206 divinités, vénérées pour différentes raisons.

Les Égyptiens étaient polythéistes, c'est-à-dire qu'ils croyaient en plusieurs dieux. La plupart de leurs dieux avaient des corps humains et des têtes animales.

 

Il est généralement admis que les égyptiens de l’Antiquité étaient polythéistes. Les dieux égyptiens étaient la personnification des éléments naturels, des événements de la vie et des sentiments. Le panthéon égyptien fut l’un des plus imposants du monde. Pour eux, les dieux habitaient sur terre (dans les temples), et il fallait les honorer pour qu’ils continuent à y résider.

Pour cela ils priaient, dansaient, chantaient et leur apportaient des offrandes de nourriture et d’objets précieux.

Seul Akhénaton, connu sous le nom du pharaon hérétique, imposa, durant son court règne, la religion monothéiste du disque solaire Aton.

Durant les cinq mille ans de l’histoire de l’Égypte pharaonique, la religion n’a que peu évolué. Cependant, selon les périodes, certains dieux sont devenus prédominants alors que d’autres passaient au second plan. De plus, chaque culte étant originaire d’une région différente, la place de chaque dieu variait aussi selon la région.

Les dieux étaient des êtres à la fois invisibles (Amon) et visibles (Apis). Il est important de noter que les habitants des rives du Nil vénéraient les symboles qu’ils représentaient. Ainsi les Egyptiens se doutaient bien que la déesse de la maternité (Taouret) n’était pas réellement un être hybride, d’ailleurs les dieux étaient vénérés sous des noms donnés par les humains. Leurs vrais noms étaient connus de leurs personnes : Isis pouvait se vanter de connaître le nom secret du soleil, et d’avoir donc tous les pouvoirs sur sa personne !

Les dieux, malgré l’aspect polythéiste (plus de sept-cent divinités), ne faisaient qu’un : tout simplement appelé Dieu... Le divin était à la fois multiple et Unique.

Selon une théologie du Nouvel empire, tous les dieux ne sont que trois : Ptah, Amon et Rê.

Arbre genealogique dieux egypte antique

Pour les Anciens, l'Egypte sera essentiellement taoui - «le double pays »; cette dualité de nature (entre la Haute-Egypte, vallée encaissée entre deux déserts, et la Basse-Egypte, plaine alluviale coïncidant avec le delta du Nil) et cette double attirance (vers l'Afrique d'une part, vers l'Asie et la future Europe d'autre part) marqueront tous les éléments et les faits de la vie politique, économique, humaine de ce pays prédestiné.

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Un contraste de couleurs renforce, d'est en ouest, une autre dualité, entre Kemet « la noire » (la vallée fertile au limon sombre) et Deshret « la rouge » (la région stérile des déserts aux sables rutilants sous le soleil). La civilisation égyptienne prend ses racines dans la nuit des temps, il y a plus de six mille ans. La religion, basée sur le polythéisme, guidait chaque aspect de vie égyptienne.

L'Egypte était le domaine de quelques 2000 netjer, divinités, qui paraissent être, pour la plupart, les héritiers des totems de clans primitifs, et le souvenir de cette origine explique les formes très variées hommes, animaux, plantes, objets inanimés même, sous lesquelles ils ont été adorés, à toutes les époques, dans les nomes qui avaient succédé aux clans. Il explique aussi, peut-être, pourquoi le plus grand nombre d'entre eux étaient plutôt des sortes de génies locaux demeurés comme tels, très proches de l'homme : on voyait en eux des êtres plus forts et plus intelligents, mais qui étaient soumis cependant à tous les besoins, à toutes les passions et à toutes les misères de l'humanité. Ils pouvaient même mourir, mais ressusciter ensuite par la puissance de la magie très présente.

Chaque dieu possède un animal par lequel il se manifeste. Ces animaux sacrés sont appelés hypostases. Par exemple, le scorpion est l'hypostase de la déesse Serket ou de la même manière le faucon est l'hypostase du dieu Horus.

Leur existence était d'ailleurs conçue à l'image de celle de la famille humaine. Ils formaient ce qu'on appelle une triade comme par exemple celle de Thèbes qui regroupait Amon, Mout et Khonsou.

Il est difficile de classer les dieux égyptiens de façon très précises car les croyances religieuses sont complexes Elles ont évoluées au cours du temps et dépendent aussi de la localisation géographique. Certains, comme Amon, étaient adorés dans le pays tout entier, tandis que d'autres n'étaient connus que très localement.
Il faut considérer l'extrême longévité de ces cultes qui commencèrent il y a 5000 ans et qui ne s'achevèrent qu'au VI siècle de notre ère lorsque Justinien les interdit en 550 de notre ère avec la fermeture du temple d'Isis à Philae.


Pour faciliter la découverte de la mythologie égyptienne, j'ai regroupé en un mini panthéon illustré.

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Les Dieux/Divinités : 

Les principales divinités

Les principales divinités de cette mythologie, et les plus vénérées sont :

  • Osiris - Roi des dieux et du royaume des morts, à la forme d'humain bleu
  • Horus - Fils d'Osiris et dieu du soleil, au corps d'homme et à la tête de faucon
  • Anubis - Dieu de la momification, au corps humain et à la tête de chacal
  • Seth - Frère jaloux d'Osiris, au corps humain et à la tête d'animal inconnu.
  • Isis - Déesse de la famille, à la forme humaine
  • Thot - Dieu des scribes, de l'écriture et de la sagesse, aux multiples formes, comme corps humain à tête d'ibis ou babouin
  • Rê et Amon - soleils

 

Mythe osirien

Pour les ancien Egyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Shou (le dieu du souffle) et Tefnout (la déesse de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.

Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna aux côtés de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère. Il invita son frère à un grand banquet. Seth proposa alors que chacun des convives se couche dans un magnifique coffre. Celui qui serait aux mesures du coffre le gagnerait. Osiris se couche alors dans le coffre : il est à ses dimensions (piège de Seth). Les convives se jettent tous sur le coffre et y enferment Osiris. Seth le jette dans le Nil. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à retrouver le corps de son mari et à le cacher dans un marais. Seth l'apprend et, furieux, arrive à retrouver le corps, et le déchire en quatorze ou seize morceaux selon les versions.

Avec l'aide de sa sœur Nephthys et d'Anubis, Isis retrouve les morceaux éparpillés dans toute l'Égypte, sauf son sexe, mangé par un poisson. Ils reconstituent alors Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth après maints duels et régna sur l'Egypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.

Mythe de la mort

Chez les Égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Egypte Antique étaient d'ordre religieux et constituaient une étape importante de la vie du pharaon, incarnation des dieux sur terre, qui devait après son décès vivre auprès des dieux dans un repos éternel. Les Égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

  • la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
  • la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsqu'il atteint l'au-delà afin de peut-être accéder au repos éternel.

 

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Détail du Livre des Morts du scribe Nebqed

Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs parties dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis, aidée par Anubis, lorsqu'elle reconstitua le corps de son époux Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le royaume des morts Le livre des morts des Anciens Egyptiens, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le royaume des morts et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de prières.

 

Jugement de l'âme.

La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maât) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre (la plupart du temps symbolisé par la déesse Taouret ou par Ammout qui a une tête de crocodile, un corps de lion et un arrière-train d'hippopotame.) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.

 

Mythe du cycle du jour

Détail du Livre des Demeures Secrètes relatant le périple quotidien de Rê. On le voit dans sa barque, ainsi que le serpent Apophis.

Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5 h du soir à 5 h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Egypte dont le couloir menant au sacophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.

Après la mort de Rê, c'est la déesse Bastet qui combattit le serpent Apophis dans le douat.