Étude sur l’expérience de mort imminente, vers de nouvelles méthodes.

Nd

 

Une nouvelle étude sur l’expérience de mort imminente suggère que l’intelligence artificielle nous permettrait d’en apprendre un  peu plus sur ce phénomène.

En effet, ce sujet qui ne suscitait aucune attention particulière de la part de la science il y a quelques années, est en train de devenir un véritable sujet d’étude plus que sérieux. Mettant sur le devant de la scène, un débat houleux entre deux groupes de scientifiques. D’une part, les matérialistes dominants et d’autre part, les dualistes émergents.

Mais pour étudier sérieusement un sujet tel que les expériences de morts imminentes, il faudrait déjà commencer par définir ce qu’est réellement cette expérience.

L’ étude de l’expérience de mort imminente par le questionnaire de Greyson.

Jusqu’à présent, la véracité d’une expérience de mort imminente et son interprétation repose sur le questionnaire de Greyson. Ce questionnaire a été élaboré en prenant compte 80 caractéristiques de la littérature des EMI existante. Par la suite,  ce nombre a été réduit en un outil final, reposant sur seize questions.

 

étude expérience de mort imminente le questionnaire de Greyson

Questionnaire Greyson: source science et avenir 13.11.2016

 

Ce questionnaire, établi par Bruce Greyson, en 1983 se compose en un total de 32 points. Chacune des questions peut avoir un score allant de 0 à 2. Bien sur, le 0 signifie une absence des faits, le 1 indique que les faits sont ambiguë, et 2 représente une affirmation. Avec un score supérieur à 7, on peut dire qu’il y a présence d’une expérience de mort imminente, avec un score pouvant aller jusqu’à 32.

Seulement malgré le fait que ce soit la seule façon de valider scientifiquement une expérience de mort imminente, le questionnaire de Greyson ne tient cependant pas compte des EMI à contenu négatif.

Bien que l’utilisation d’un questionnaire standardisé nous a permis d’en apprendre plus sur le phénomène des expériences de mort imminente, il n’en reste pas moins que leur utilisation seule, possède l’inconvénient pour l’expérienceur de répondre à des choix restreints pour valider cette expérience.

Etudier les récits d’expérience de mort imminente par expression libre.

À ce jour, il n’y a que très peu d’études qui prennent en compte le témoignage manuscrit, en plus du questionnaire de Greyson. La particularité de cette nouvelle étude, est d’analyser grâce à l’intelligence artificielle les récits manuscrits des expérienceurs. Cette méthode permet une analyse quantitative, pour évaluer la similitude sémantique présente dans les récits d’EMI.

« À notre avis, les techniques automatisées d’analyse quantitative de texte sont très prometteuses dans notre objectif d’étudier un tel phénomène subjectif ».

Dans cette étude préliminaire, les chercheurs proposent donc, une analyse d’exploration de texte. Ce processus consiste à parcourir un nombre incalculable de pages et de texte afin de trouver des informations utiles et invisibles à l’oeil.

Déroulement de l’Étude sur les récits d’EMI.

Les participants de cette étude sont au nombre de 158. Tous victimes d’une expérience de mort imminente et recrutés par (GIGA Consciousness, Université de Liège Belgique). Après avoir pris contact avec les responsables de cette étude, les participants ont reçu par la poste un courrier composé de trois partis.

Un questionnaire démographique (âge, sexe, cause de l’EMI etc…) . Puis ils ont reçu également le questionnaire de Greyson pour valider qu’il s’agissait bien d’une expérience de mort imminente. Et pour finir, la dernière partie de l’enquête comprenait une expression écrite, un témoignage de leur EMI. Celle-ci devait être obligatoirement écrite par l’expérienceur et ne comportait aucune restriction de contenu.

Tout ce contenu est passé au peigne fin pour attester la véracité des faits. Finalement, cette enquête a été approuvée par le comité d’éthique de la Faculté de médecine de l’Université de Liège.

Résultats de l’étude.

Grâce à des algorithmes basés sur la linguistique et la compréhension de langage, il en est ressorti une liste des trente mots. Ces trente mots sont les mots les plus couramment utilisés dans les récits d’EMI pour cet échantillon.

Les trois premiers mots de la liste sont « lumière » , « bien » et « voir » . Mais on peut également observer la présence de mots moins positifs, comme « noir » , « peur » ou encore « mort ». On peut donc supposer que, même si l’expérience est considérée comme globalement positive, celle-ci peu à un moment donné, être beaucoup moins agréable pour les expérienceurs.

 

résultat d'une étude sur l'expérience de mort imminente

résultat de l’étude sur l’expérience de mort imminente

 

La principale conclusion de cette première étude révèle qu’une approche d’exploration de texte révèle une cohérence entre les analyses de l’algorithme et la littérature sur les EMI. En revanche, l’analyse textuelle a permis de révéler une gamme plus élevée de caractéristiques importantes parmi les récits d’EMI.

Les recherches à venir sur les EMI.

Bien que cette étude soit une première, les chercheurs envisagent d’élargir leur panel. De ce fait, appliquer cette technique à un plus grand nombre de témoignages. De plus, les scientifiques envisagent également de nouvelles applications techniques d’exploration de texte par reconnaissance vocale.

Cette technique permettrait d’enregistrer les témoignages à chaud de ces expériences, sans que les expérienceurs n’aient à la rédiger. De plus la reconnaissance vocale, pourrait être combinée avec une analyse poussée de la gestuelle lors du récit. Il est vrai que notre gestuelle fait parler notre inconscient.

Par conséquent, une analyse informatisée des expériences de mort imminentes par la parole, mais aussi par la gestuelle permet d’offrir l’opportunité de faire progresser la compréhension de cette expérience au-delà du questionnaire d’auto-évaluation de Greyson.

 

Source:  https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0227402