Vivre un deuil

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Perdre un être cher est un évènement bouleversant. Mon expérience personnelle et celle de mes patients, m'a appris que quelque soit cette perte, rupture sentimentale, éloignement famillial, décès, maladie, choc émotionnel passé,nous vivons un deuil. On a l'impression qu'on ne pourra jamais surmonter sa peine. Il est nécessaire de passer par un douloureux travail intérieur, le « travail de deuil ». Celui-ci permet d'accepter la disparition et de définir un « avant » et un « après ».

 

La perte d'un être cher cause un bouleversement : l'endeuillé vit désormais en supportant l'absence De l'être aimé, il met fin aux projets communs, assume seul et dans la douleur certaines activités accomplies avec le défunt et en abandonne d'autres. Il se reconstruit une vie par étapes...

Les spécialistes affirment qu'il faut en moyenne deux ans pour vivre un deuil. L'intensité de la douleur dépend grandement de la relation qu'on entretenait avec la personne décédée et les circonstances de la mort. Tous s'entendent pour dire que la mort d'un enfant est une des pires souffrances psychologiques qui soient.

Malgré ces variables, tous les endeuillés passent plus ou moins par les mêmes étapes. C'est Elizabeth Kübler-Ross, une psychiatre suisse, qui a été la première à les identifier. Depuis, différentes écoles ont modifié quelque peu le nombre et l'appellation de ces étapes, mais on ne s'éloigne jamais beaucoup de la proposition initiale de Kübler-Ross. Que ce soit pour la perte ou un deuil sentimental.

 

1. Le choc / le déni : à l'annonce de la mort, on entre dans une sorte de bulle. On se sent anesthésié et détaché. On se sent exclu de la vie normale et du monde des vivants. Certains refusent de croire ce qui arrive et vont continuer à planifier des activités avec le disparu.

2. La colère : on en veut à l'être aimé d'être « parti », on en veut à la vie, aux circonstances, au personnel médical, bref on ressent une vive colère. La culpabilité est souvent très présente dans cette étape. Les remords, la peine, les regrets...

3. Le marchandage : on veut retrouver notre vie normale, notre vie « d'avant » et on est prêt à changer pour que cela arrive. Il s'agit d'une autre forme de déni de la réalité. Bien qu'on ne croie pas réellement au retour du défunt, on imagine que si on avait agi autrement lors de tel ou tel événement, le décès ne serait pas arrivé. La culpabilité nourrit aussi cette étape.

4. La dépression/la tristesse : la réalité nous rattrape. On comprend qu'on ne reverra plus jamais la personne décédée. On réalise que des rêves et des projets communs ne se réaliseront jamais. La tristesse nous submerge et fait parfois place à la dépression.

5. L'acceptation : on a fait le deuil de notre vie avec le défunt, de notre vie d'avant. On s'habitue graduellement à notre nouvelle réalité. On a de nouveaux projets, de nouveaux rêves. On pense toujours à la personne décédée, mais de façon de moins constante, avec une douleur moins vive.

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Il est important de comprendre que chaque deuil est unique. Certaines de ces étapes peuvent être vécues avec plus d'intensité que d'autres. Et surtout, il ne s'agit pas ici d'étapes qui suivent un ordre précis. On peut éprouver de la colère un jour, une grande tristesse le jour suivant, puis de la colère à nouveau ou de la culpabilité le lendemain.

Quand le choc disparaît la douleur surgit. On parle de réel travail de deuil lorsque le chagrin, la révolte ou la colère, l'anxiété ou l'angoisse, le désir de contact avec la personne disparue et les pleurs commencent. L'endeuillé entre alors dans une phase d'acceptation de la réalité difficile et exigeante.

L'état dépressif réactionnel qui s'installe alors traduit la phase la plus importante du deuil. On retrouve les signes physiques habituels de la dépression avec une perte du plaisir et de l'intérêt de manger, une fatigue intense avec un délaissement des occupations antérieures et des insomnies. Des troubles intellectuels et affectifs se manifestent également avec une perte de l'attention et de la concentration, avec une humeur triste, une sensibilité accrue à tout détail et souvenir évocateurs du disparu, des crises de larmes.

 

La dernière phase est une période de reconstruction. La phase après-deuil s'annonce, l'endeuillé réinvestit son énergie dans de nouveaux projets et reformule un sens à sa vie

Il n'est pas facile de gérer vos émotions tout en tentant de réconforter vos enfants et de les accompagner dans leur peine. Mais c'est très important après la perte d'un être cher que les enfants vivent le deuil. Ils l'expriment différemment des adultes.

Et comme eux, ils ont besoin de ressentir la douleur et d'exprimer leur chagrin.

Il est indispensable que l'enfant soit capable d'exprimer ce qu'il ressent. Vous devez parler de votre propre chagrin et leur expliquer qu'ils ont le droit d'être tristes ou d'avoir peur. Si vous exprimez ouvertement vos sentiments, ils feront la même chose. Toutefois maintenez le contrôle afin qu'ils se sentent en sécurités et soutenus.

Aidez-les à comprendre leur deuil et efforcez vous le plus possible de maintenir vos habitudes de vie normale. Allez de l'avant, même si cette guérison exige du temps, de l'énergie et des efforts et que ce n'est pas facile.

 

Voici les symptômes associés au deuil chez les enfants :

La première séance traite la période difficile qui en général précède ou accompagne le décès, traumatisme ou période difficile

 

Pensez à rejoindre un groupe d'entraide, vous y rencontrerez des gens qui ont été aux prises avec une situation similaire.

 

 

Source lesvoyagesspirituelsdejamescolpin

Date de dernière mise à jour : 01/02/2020