Le tueur en série Ted Bundy à nouveau sous les projecteurs

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Exécuté le 24 janvier 1989 pour avoir assassiné de nombreuses femmes, le plus célèbre tueur en série américain est au coeur, trente ans après, de deux productions cinématographiques.

 

Au moment de son exécution, Ted Bundy avait confessé une trentaine de meurtres de femmes, mais il est certainement responsable d'une centaine de crimes tels que viols, décapitations, démembrements, nécrophilie – parfois jusqu'à la putréfaction des cadavres.

Devenu le tueur en série le plus célèbre des Etats-Unis, il jouissait alors d'une certaine notoriété. Plusieurs milliers de personnes s'étaient d'ailleurs réunies devant le pénitencier de Floride la veille de son exécution avec au programme grillades, feu d'artifice, stands de t-shirts et slogans tels que "Brûle, Bundy, brûle!"

 

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Un film autour de sa vie

Presque 30 ans jour pour jour après l'exécution de celui qui avait déjà inspiré le personnage du "Silence des Agneaux", un film retraçant sa vie a été présenté au Sundance festival le 26 janvier 2019.

Intitulé "Extremely Wicked, Shockingly Evil, and Vile", un titre qui rappelle les termes employés par le juge lors du procès du tueur et que l'on pourrait traduire par "Extrêmement diabolique, d'une méchanceté choquante et ignoble", le biopic réunit Zac Efron, dans le rôle du meurtrier récidiviste, John Malkovich en juge et James Hetfield, chanteur de Metallica, en policier. Le film sera sur nos écrans en 2019.

 

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Une image trop sympathique du tueur?

Dévoilée quelques jours plus tôt, la bande-annonce du film a suscité une petite polémique sur les réseaux sociaux. Des voix se sont élevées pour critiquer l'image sympathique, voire carrément glamour donnée à Ted Bundy. Interrogée par TMZ, Kathy Kleine Rubin, l'une des victimes du serial killer qui a pu s'en sortir, a expliqué que c'était comme cela que les gens le voyaient à l'époque. C'était un bel homme à l'extérieur et un monstre à l'intérieur.

Cette dualité est très bien montrée dans "Ted Bundy: autoportrait d'un tueur", qui vient d'être mis en ligne sur Netflix. Documentaire en quatre épisodes basé sur une centaine d'heures d'entretiens avec Ted Bundy enregistrées par le journaliste Stephen Michaud, on y voit le tueur en série parler de lui à la troisième personne.

 

Peut-être que cette personne espérait qu'à travers la violence, à travers cette série d'actes violents - chaque meurtre laissant ses désirs inassouvis, frustrés - il entretenait la conviction irrationnelle que s'il recommençait, il serait comblé.

 

Ni remords ni compassion

Meurtres en série, viols, décapitations, nécrophilie, mais aucun remords, ni compassion pour ses victimes. Stéphane Bourgoin, écrivain, qui a rencontré 77 meurtriers récidivistes, l'expliquait il y a quelques années au micro de la RTS: "Dans plus de 98% des cas, les tueurs en série sont reconnus comme totalement responsables de leurs actes. Ce sont des sociopathes, des psychopathes. Ils n'ont pas d'affects, pas de sentiments pour les victimes qui sont complètement dépersonnalisées, chosifiées. Ils ont une totale absence de remords par rapport à leurs actes meurtriers".

L'écrivain prépare pour mars 2020 une bande dessinée consacrée à Ted Bundy. Ce sera la première d'une série de trente albums édités chez Glénat. Chaque livre sera consacré à un tueur en série différent, preuve de l'intérêt du public pour ces monstres du crime.

 

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source rts.ch