L'AYUR VEDA, SCIENCE DE LA VIE

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  • Le 05/05/2020 à 17:43

Ayu

En sanskrit, ayur signifie « force vitale », et veda « connaissance ». Cette « science de la vie » prend sa source dans les textes sacrés de l’Inde antique. Le Caraca Samhita, le Sushrut Samhita et l’Ashtang Hrdyam : ces 3 textes décrivent les principes de base de la médecine ayurvédique telle qu'on la pratique encore de nos jours en Inde. 

L'Ayur veda, Science de la Vie

Les 5 éléments 

Dans la conception indienne, l’univers est constitué de 5 éléments fondamentaux, 5 énergies qui régissent l’univers :  

  1. Puce la terre (le maintien). 

  2. Puce l’eau (la dilution et l’assimilation) 

  3. Puce le feu (le métabolisme), 

  4. Puce l’air (le mouvement, 

  5. Puce l’« éther » (l’espace, l’énergie cosmique) 

Les cinq éléments de la tradition indoue sont définis différemment de ceux de la tradition chinoise, mais leur utilisation en médecine traditionnelle permettent de définir des correspondances.   

L'équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. Ces 5 éléments se combinent pour former 3 énergies fondamentales et vitales, les doshas nommés Vata, Pitta, Kapha.   

Les 3 énergies vitales, les Dosha 

Etes vous  plutôt Vata, Pitta, Kapha ? 

  1. Puce Vata : force qui résulte de l’association de l’éther et de l’air. Silhouette élancée comme le vent qui caractérise votre dosha, caractère imaginatif et impulsif, vous pétillez ! Votre point faible, vos nerfs sont fragiles et pouvez être sujets aux insomnies et à l’inquiétude. Vous êtes souvent surmené(e).  

  1. PucePitta : force qui procède de l’eau et du feu. De type dynamique, comme le feu qui caractérise votre dosha, vous êtes sûr(e) de vous. Votre point faible : Attaché(e) à votre image, sportif (sportive), vous pouvez parfois être agressif (agressive) et votre résistance peut être la proie de colères et de réactions passionnelles. 

  1. PuceKapha : force qui procède de l’eau et de la terre. De type généreux, vous êtes calme et mesuré(e). Votre point faible : un peu paresseux, vous avez tendance à la mélancolie et à l’embonpoint voire même avez des problèmes d’obésité et de cholestérol.  

L’observation du corps, des pouls, l’analyse des habitudes de vie et de l’alimentation permet de déterminer la proportion des doshas de chaque personne.  

La maladie résulte d’un déséquilibre dans la répartition de ces doshas qui causera une perturbation métabolique. Selon les traitements ayurvédiques, 3 personnes aux prises avec la « même » migraine seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur migraine.  

Ainsi cette médecine naturelle propose des mesures préventives et de guérison pour de nombreuses maladies et désagréments du quotidien : arthrite rhumatoïde, asthme, athérosclérose, constipation, dépression, anxiété, diabète, fissure anale, fonctions cognitives, giardiase, hépatite, cholestérol, insomnie, insuffisance et maladies cardiaques, ostéoarthrite, maladie de Parkinson, rétinopathie, syndrome de l’intestin irritable, troubles de l’estomac (gastrite et dyspepsie).  

Le massage est l’un des moyens proposés par l’Ayurveda pour harmoniser les 3 doshas. Le massage tient une place prépondérante au sein de l’Ayurveda ; en Inde, il est totalement intégré au quotidien, et contribue à l’équilibre de chacun.

(source :sante-energie)

L'AYUR VEDA, Science de la Vie 

 L'āyurveda ou ayurvéda

ou encore médecine ayurvédique (en écriture devanāgarī : आयुर्वॆद, la « connaissance de la vie », āyurveda est une association des mots :

āyur signifiant « vie » et veda qui signifie « connaissance »)

est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde, également pratiquée dans d'autres parties du monde. C'est une médecine non conventionnelle. L'ayurveda puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique. En l'occurrence, il s'agit d'une approche dite holistique de la culture védique, dont l'hindouisme s'est librement inspiré. L'āyurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud. 

La littérature la plus ancienne sur l'āyurveda est apparue en Inde au cours de la période védique1. Les deux traités les plus anciens et les plus connus sont la Caraka-Saṃhitā et la Sushruta-Saṃhitā qui datent du début de l'ère chrétienne. Avec le Aṣṭāṅga-Hṛdaya, "Coeur de la médecine" et le Aṣṭāṅga-Saṃgraha, "Compendium de la médecine" de Vāgbhaṭa, l'ensemble forme la bṛhattrayī, « les trois majeur » de l'āyurveda4. Trois autres traités plus récents le Mādhava-Nidāna (début du VIII° s.), la Śārṅgadhara-Saṃhitā (fin du XIII° s.) et le Bhāva-Prakāśa (XVI° s.) forment "les trois mineurs". 

Les praticiens ayurvédiques ont également mis au point un certain nombre de préparations médicinales et de procédures chirurgicales pour prévenir ou guérir diverses maladies et infections. L'āyurveda est devenue une forme de médecine alternative en Occident, bien que les brevets concernant ses médicaments aient été contestés par des institutions officielles des pays occidentaux et de l’Inde. L'Organisation mondiale de la santé l'a reconnue comme un système de médecine traditionnel. 

L'AYUR VEDA, Science de la Vie

 

 Les origines de l'āyurveda 

Les origines de l’āyurveda remontent aux Vedas à l'Atharva-Védas en particulier, hymnes sacrés de l'Inde. L'āyurveda est une branche de l'Atharva-Veda. Il est donc Upavéda, Veda subordonné. À l'origine, les principes de guérison exposés dans l'Atharva-Véda reposaient essentiellement sur le son ou la parole. Les hymnes étaient alors des moyens de guérison et leur simple récitation avait, selon le texte, le pouvoir de soigner toute chose. Les médicaments, tels qu'on les connaît aujourd'hui, n'étaient pas encore développés. Par la suite, deux traités médicaux, le Charaka Samhita et le Sushruta Samhita, sont venus détailler et "matérialiser" l'ayurveda. Dans les universités indiennes, les étudiants utilisent l'Astanga Hrdayam de Vagbhata, un résumé simplifié des deux premières compilations, surtout dans le sud de l'Inde8. Le Sushruta Samhita de Sushruta date au du Ier millénaire avant notre ère. Dans Dwivedi & Dwivedi (2007) - Sur le travail du chirurgien - Sushruta écrit:

« La principale voie de transmission du savoir au cours de cette période a été la tradition orale. La langue utilisée était le sanskrit, le sanskrit védique de cette période (2000-500 avant J.-C.). La plus authentique compilation de ses enseignements et de ses travaux est actuellement disponible dans un traité appelé Sushruta Samhita. Il contient 184 chapitres et la description de 1120 maladies, 700 plantes médicinales, 64 préparations de substances minérales et 57 préparations à base de substances animales. »

L'AYUR VEDA, Science de la Vie 

Underwood & Rhodes en 2008 soutiennent que cette première phase de la médecine traditionnelle indienne a identifié la fièvre (takman), la toux, la consomption, la diarrhée, l’œdème, l’abcès, les convulsions, les tumeurs et les maladies de peau (y compris la lèpre). Le traitement des affections complexes, y compris l’angine de poitrine, le diabète, l’hypertension artérielle et les calculs, ont également été pratiqués au cours de cette période, la chirurgie plastique, la chirurgie de la cataracte, la ponction pour l’évacuation des fluides contenus dans l’abdomen (ascite), l'extraction des corps étrangers, le traitement des fistules anales, le traitement des fractures, l’amputation, la césarienne et la suture des plaies étaient connus9. L'usage des herbes et des instruments chirurgicaux se sont généralisés.

Parmi les autres ouvrages anciens sur l'āyurveda, on compte le Charaka Samhita, attribué à Charaka. Le plus ancien document écrit exhumé rapportant les travaux de Sushruta est le Manuscript Bower, daté du IVe siècle. Le manuscrit Bower cite directement Sushruta et est d'un intérêt particulier pour les historiens en raison de l’importance de la médecine indienne et de ses concepts en Asie centrale. Vagbhata, le fils d'un ancien médecin du nom de Simhagupta, a également compilé ses travaux sur la médecine traditionnelle. Dans les débuts, l'āyurveda comportait une école de médecine et une école de chirurgie. La tradition rapporte que le texte Agnivesh tantra, écrit par le sage légendaire Agnivesh, un étudiant de la saga mythologique Bharadwaja, a influencé les écrits de l'āyurveda.

Le pèlerin chinois Fa Hsien (vers 337- 422) a écrit sur le système de soins de santé de l’Empire des Gupta (320-550) et ,au passage, a décrit le processus de l'approche institutionnelle de la médecine indienne qui apparaît aussi dans les œuvres de Caraka, qui mentionne une clinique et décrit son équipement. Madhava (700), Sarngadhara (1300), et Bhavamisra (1500) ont compilé les travaux sur la médecine indienne. Les ouvrages médicaux de Sushruta et de Charaka ont tous les deux été traduits en arabe au cours du califat des Abbassides (750). Ces travaux arabes ont fait leur chemin en Europe par leur intermédiaire. En Italie, la famille Branca de Sicile et Gaspare Tagliacozzi de Bologne se sont familiarisés avec les techniques de Sushruta.

L'āyurveda est dit nityam et apurusheyam (littéralement : « éternel et non-créé par l'humain »). Il a été conservé dans ses grands principes malgré les influences étrangères (grecques, chinoises, perses, tibétaines). Ce système est tombé en désuétude pendant plusieurs siècles à la suite des invasions musulmanes au nord de l'Inde à partir du VIIIe siècle. Parallèlement à la Renaissance en Europe, l'āyurveda est réapparu. Avec les différentes colonialisations européennes, surtout britannique, cette médecine a subi de nombreuses pressions, et fut interdite par les Anglais. C'est seulement avec l'Indépendance en 1947, sous l'influence du Mahatma Gandhi, que l'āyurveda a de nouveau été reconnu.

Aujourd'hui, l'āyurveda semble susciter plus d'intérêt pour son approche du bien-être holistique que pour son aspect médical.

Source : wikipedia 

 

 

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